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Relations médias : 10 conseils pour avoir un impact

Par Martine Caza-Lenghan, vice-présidente, Communications et affaires publiques

L’achat publicitaire peut être coûteux. C’est l’un des avantages des relations de presse: elles peuvent offrir une couverture médiatique avantageuse à moins de frais. Mais encore faut-il bien les préparer. Il y a deux types de relations médias: les réactives (on répond aux sollicitations et demandes d’entrevues) et les proactives (on tente d’intéresser les journalistes). Il faut alors convaincre que notre histoire vaut l’attention. Pour vous aider à établir des relations avec les médias et vous démarquer, voici 10 conseils pratiques.

  1. IDENTIFIER LES BESOINS 

Avant toute démarche, faire la liste de vos besoins et objectifs. Pourquoi voulez-vous rejoindre les médias? Qu’avez-vous à dire? Quels sont les effets recherchés, et auprès de qui? Quel média ciblez-vous? Pourquoi ce média? Comment comptez-vous le rejoindre, l’intéresser? Il y a quatre types de médias: la presse écrite (journaux, revues, magazines), la radio, la télévision et le Web. Pour le Web, les influenceurs (blogueurs) sont à considérer. Ils rejoignent un grand nombre de personnes qui peuvent parfois leur accorder plus de crédibilité qu’à des journalistes.

  1. TROUVER UN PRÉTEXTE 

L’actualité présente de belles occasions pour faire valoir votre sujet à communiquer. Les médias recherchent toujours une façon différente de couvrir ou commenter l’actualité. Vous êtes un entrepreneur ayant développé un nouveau produit dont l’effet est positif sur l’environnement? La Journée de la Terre peut être une belle occasion pour contacter les journalistes. Comment pouvez-vous tirer profit, par exemple, de la fin des classes, d’une canicule ou d’une vague de froid, du mois de la sensibilisation au cancer, de la semaine de la sécurité routière, etc.? Un seul mot d’ordre: pertinence.

  1. DÉTERMINER DES OUTILS À REMETTRE

À moins d’offrir un scoop ne nécessitant aucun détail à remettre, les journalistes apprécient recevoir un communiqué ou un dossier de presse (étude, analyse, statistique, rapport, synthèse, etc.). Les journalistes pour la télévision ont besoin d’images pour leur reportage, ils seront plus sensibles si vous avez de quoi nourrir leur travail. Vous commencez à vous démarquer beaucoup plus en offrant, par exemple, un repas, une visite, des billets, une sortie, un test, une dégustation, un objet promotionnel, etc. Mais attention! Il doit y avoir un lien avec votre sujet. L’important: être clair, concis, percutant, créatif. Ne surtout pas donner l’impression d’un pot de vin!

  1.  ÊTRE SUR INTERNET

Ce n’est plus seulement un simple outil. Internet est devenu un réflexe pour aller vérifier la crédibilité d’une organisation ou d’un individu et s’informer. Un journaliste aura ce réflexe s’il ne vous connait pas. Une présence sur le Web est ainsi essentielle. D’abord, par un site Web professionnel et, idéalement, par des médias sociaux, comme Facebook et Linkedin. Cette présence peut aussi servir à s’imposer comme un leader d’opinion et attirer l’attention des médias. Il n’est pas rare de voir des journalistes s’attarder, par exemple, à la popularité d’une histoire ou d’une vidéo virale.

  1. IDENTIFIER UNE STRATÉGIE

Les médias visent tous à créer l’actualité et non à suivre celle des autres. Comme vous, ils cherchent à se démarquer et veulent souvent l’exclusivité. Il faut alors déterminer à qui vous l’accorderez. Une bonne histoire offerte à un journal peut ensuite être reprise le lendemain par la radio. Un double effet qui peut être payant. Une autre façon de faire: offrir à des journalistes des angles de traitement différent. Par exemple, vous avez une nouvelle cabane à sucre et voulez en faire la promotion. On peut segmenter l’information. Il y a l’aspect économique (coût, rentabilité, investissement, difficultés rencontrées, etc.) qui peut intéresser le journal Les Affaires. Un menu gourmet qui se démarque peut faire l’objet d’une dégustation par un journaliste critique culinaire de La Presse ou Voir. Une visite des installations peut intéresser un journaliste qui traite d’environnement.

  1. PERSONNALISER L’APPROCHE

C’est le moment de faire des recherches. Quels journalistes traitent habituellement de sujets touchant votre domaine? Un tel pour l’économie, une telle pour la science, un autre pour la santé ou la construction. Cette information est essentielle pour créer un premier intérêt. Lisez leurs articles, écoutez leurs reportages ou leurs émissions. Vous pourrez mieux expliquer pourquoi vous les contacter et faire le lien avec votre sujet. Ils y seront plus sensibles. Une façon de se rapprocher d’eux est aussi d’interagir sur leurs articles en ligne ou sur leur blogue. Un bon dosage des interventions (pertinentes!) est cependant important.

  1. UTILISER LE COURRIEL

Faire des relations médias demande de bien connaître la réalité des journalistes, la comprendre, faire preuve d’empathie et entretenir un réseau de contacts. La relation tient en équilibre sur un respect mutuel et peut durer tant que la confiance est de mise. Si vous n’avez pas ce genre de relations avec les médias, sachez que la plupart des journalistes préfèrent être contactés par courriel. Un communiqué doit ainsi se démarquer parmi la foule de messages reçus chaque semaine. D’où l’importance d’être clair, concis, percutant et créatif. Plutôt que de trop en écrire et risquer de perdre l’attention du journaliste, il est préférable d’avoir de deux à trois phrases « punch », un paragraphe tout au plus, accompagné d’un lien menant à un site Web.

  1. RELANCER

Il n’y a aucun problème à relancer un journaliste. Il n’est d’ailleurs pas surprenant qu’il ne donne aucun retour à la première approche. Vous êtes en compétition avec l’actualité… et plusieurs relationnistes! Plus que deux à trois relances, par courriel, peuvent cependant irriter et provoquer un refus de vous parler. Une absence de réponse est un message clair: ça n’intéresse pas. Après un premier courriel, vous pouvez aussi téléphoner, mais encore là, l’approche doit être directe et concise. Vous devez rapidement présenter pourquoi votre sujet peut intéresser le journaliste. Mots clés: gentillesse, politesse, pertinence.

  1. RESTER CALME

Vous avez un journaliste au bout du fil, intéressé à vous parler? Attention, l’entrevue est commencée. Ne vous laissez pas presser dans vos réponses. S’il vous appelle, c’est qu’il a un intérêt. Demeurez concentré est important, on évitera donc de regarder par la fenêtre ou jeter son regard partout dans la pièce. Un truc: fixer une feuille de papier en y prenant des notes. Le journaliste n’est ni un ami ni un confident, restez-en aux faits. Pour une entrevue radio ou télé, informez-vous: quand, quelle heure, avec qui, en direct, temps alloué? Dans tous les cas, l’énergie communiquée, la sincérité et la passion seront avantageuses pour vous. À éviter: répondre à des questions hypothétiques, à haut taux de controverse et ne jamais hésiter à dire que vous n’avez pas une réponse à une question.

  1. MAINTENIR LE CONTACT

Si des médias se sont intéressés à votre histoire, n’attendez pas d’avoir besoin d’eux avant de les contacter à nouveau. Par exemple, en écrivant de temps en temps un courriel à un journaliste pour indiquer que l’un de ses articles, récemment lu, était intéressant, en expliquant brièvement pourquoi. Il s’agit d’un bref petit clin d’œil pouvant être apprécié. Envoyez épisodiquement de simples informations aux journalistes intéressés par votre secteur d’activité, sans sollicitation d’entrevue ou d’article, maintient également la relation.

AGC peut vous aider de deux façons. L’une par le développement d’un plan de relations médias et sa prise en charge. L’autre par l’offre de formations individuelle ou en groupe sur les relations médias. Contactez-nous!

514 849-7000, poste 231 ou vfb@agccom.com 

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